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expos

mémoire en pointillés

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La réputation de l’art aborigène a outrepassé depuis longtemps les frontières australiennes et traversé les océans du globe, voici qu’elle débarque dans le port de la Lune.

Cet art ancestral, sacralisé, ancré au sein d’une vie religieuse intense, est aujourd’hui réputé sur tous les continents pour son originalité. Les productions australiennes développent un style unique, reconnaissable entre mille. La finesse des décors, la technique pointilliste, les motifs porteurs d’une symbolique sacrée, animaux totems ou spirales rappelant le cycle de la vie, sont des éléments constitutifs de cet art, qui fascinent et questionnent. Et expliquent en partie la médiatisation d’un art pourtant produit par une société lointaine. Ainsi, galeristes et collectionneurs ont alimenté un vaste marché d’art étiqueté « aborigène », surfant sur la vogue d’un art âgé de 40000 ans, comme l’attestent les recherches archéologiques, ce qui lui a valu, et lui vaut encore, d’être étiqueté « art primitif ». C’est donc avec le souci de montrer que son ancienneté ne fait pas de cet art une pratique statique, figée dans le temps, que le Musée d’Aquitaine présente l’exposition « Mémoires Vives ».

ANCESTRAL ET CONTEMPORAIN

Pour la première fois, à Bordeaux, plus de 150 œuvres, signées par 80 artistes australiens, aborigènes ou pas, sont ainsi rassemblées pour témoigner de la diversité d’une culture artistique qui malgré son âge respectable, se renouvelle constamment. Un renouvellement qui passe aussi par celui des supports. Tout en restant attaché à des motifs et des pratiques traditionnelles, telles que les fresques éphémères sur sable, la peinture sur roches ou sur les corps, la gravure sur bois, les artistes adoptent des techniques contemporaines à la pointe de la technologie. Ils interrogent par ce biais les clichés attachés à la culture aborigène, la place de celle-ci, et de ses artistes, au sein de la société australienne globale. Les motifs cosmologiques sont ainsi transférés sur vidéo ou photographies, les sculptures traditionnelles s’organisent en installations, pour une mystique 2.0.

Publié le 22/10/2013 Auteur : Anaïs Rouyer

Mémoires Vives, du 16 octobre 2013 au 30 Mars 2014 au Musée d’Aquitaine, Bordeaux.


Mots clés : expos