2b3c4eb2e9bc469d734fa3e6e24467835c8dda2e
87d3f94ae6d1869ea1735aa3f8b7a36acf526ac5
Adeec25831ac96f35f65c1dce7b401365b1c9316
Fd25ff1338128437fc3c95fd7b73640dd1655742
6f1670fd461c453f25033507110f798dac6caaee
8e893b72e66eff0e0447af263a9a01a07dadfdd0
17a84782db2b6714a9d255ebce8ec76ad4c63dcd
22af3b8ed803b7ab03ec699beaff1c9047fb3b07
Fermer
concerts

Femme des années 80

295a80125232a1169d5d30c256cfd3ce0026eadb

On a retrouvé Sinead O Connor. Alors qu’on la croyait à jamais terrée dans un manoir au fin fond du Royaume-Uni, la ténébreuse chanteuse aurait refait surface sous les traits d’une jeune anglo pakistanaise répondant au nom de Bat For Lashes. Etonnant non ?

Sans rire, cela pourrait être véridique tant les ressemblances vocales et musicales entre Natasha Khan aka Bat For Lashes et Sinead O Connor sont nombreuses. Mais l’Irlandaise et l’Anglaise sont bien deux personnes distinctes. Reste que sur Two Suns, Natasha Khan reprend le flambleau d’une pop flamboyante aux accents mystico–gothiques. Wah, rien que ça mes bons amis ! Mais qu’est–ce à dire ? Bien au-delà du jargon ésotérico–conceptuel qui accompagne ce nouvel album de Bat For Lashes, il faut entendre la musique de Natasha Khan comme une forme moderne d’un folklore ancestral quelque part entre la chanson de gestes et l’électro abstraite. Vous ne voyez toujours pas très clair et vous demandez où se trouve le rapport avec l’auteure de Nothing Compares to U ?

Outre une évidente proximité vocale, il y a chez ces deux femmes une même approche syncrétique de la musique. Natasha Khan, nouvelle égérie adoubée par Bjork ou Thom Yorke, porte une démarche ambitieuse qui ne peut se diluer dans un genre pré établie. Ainsi lorsqu’elle semble emprunter les chemins du folk, là où certains auraient souhaité l’enfermer, c’est pour aussitôt s’en détourner sur le titre suivant qui ressemble à s’y méprendre à une complainte coldwave très 80’s. Plus loin, elle improvise un gospel envoûtant pour enfin se fondre dans les traits d’autres prêtresses des années New Wave, la miss Siouxie et pourquoi pas Kate Bush. Reste qu’aucun morceau de cet album ne semble faire bande à part. Tout se tient. Plutôt droit et fier. Il ne serait pas étonnant que cette jeune femme, comme ses glorieuses aînées, ait une haute image d’elle-même. Reste à savoir ce qu’elle en fera, en particulier sur scène, là où les apparences et l’attitude ne suffisent plus. 

Publié le 12/05/2009 Auteur : Thomas Ceugnart

Bat for Lashes + David Walters + Caroline Weeks
Le 19 mai à 20h au club de l’Aéronef
Avenue Willy Brandt. Euralille.
Tarifs 14/11 euros.
Tél.03.28.35.50.50
www.aeronef-spectacles.com


Mots clés : concerts