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cinéma

Dogman

Élevé par un père brutal qui l'enferme avec les chiens de la maison, Douglas se bat toute sa vie pour s'insérer dans une société qui ne lui fait guère de place. Retrouvé vêtu d'une robe et ensanglanté dans une camionnette remplie de chiens, il remonte le fil de sa vie au fil d'un entretien avec une psychologue de la police.

Débarrassé des oripeaux d'une production bouffie, le cinéma de Luc Besson, en s'épurant gagne en qualité. Dans le sillage d'une parabole moderne qui, si elle n'est pas dépourvue du maniérisme propre au cinéaste, Caleb Landry Jones porte avec talent les nombreuses facettes d'un personnage abîmé par la vie. Derrière les artifices d'une réalisation parfois inutilement démonstrative, le cinéaste jette un regard étonnamment sensible sur l'universalité de la souffrance inhérente à la condition humaine et les oubliés que cachent les vitrines de la réussite. S'il frôle parfois le grotesque, le récit s'en extirpe grâce à son interprète, aussi touchant qu'investi et dont la caméra de Besson saisit parfaitement l'ampleur du jeu. C'est la plus grande réussite du film.

Publié le 27/09/2023 Auteur : Guillaume B.

Notre opinion : réflexion bessonienne sur la souffrance pas dépourvue d'intérêt, DogMan doit énormément à un comédien protéiforme incroyablement investi dans son personnage.

Film de Luc Besson avec Caleb Landry Jones, Jojo T. Gibbs, Christopher Denham. Durée 1h54.


Mots clés : drame