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cinéma

Un beau dimanche

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Instituteur remplaçant, Baptiste va de poste en poste jamais vraiment désireux de poser définitivement ses valises quelque part, même quand ce vendredi-là le chef de son établissement lui propose un poste plus définitif. Intrigué par Mathias qui traîne autour de l'école, il comprend que personne n'est venu le chercher et décide de le reconduire chez lui. Après avoir fait la connaissance d'un ère qui ne peut s'en occuper, il propose de garder Mathias avant de le reconduire chez sa mère. Lorsqu'il la rencontre, quelque chose se passe entre les deux adultes. Avec Mathias et sa mère des liens se créent pour lesquels Baptiste est prêt à faire une chose qu'il s'était juré de ne pas faire : retourner voir les siens.

Nicole Garcia sait construire un récit, c'est indéniable. La découverte progressive de ses personnages en dit long sur le soin apporté à la manière de les intégrer au film et au parcours de Baptiste duquel tout part. A ce titre, Un beau dimanche constitue une indéniable réussite. En revanche, lorsqu'il faut mettre en scène le jeu des corps, la réalisatrice se montre moins percutante, moins à l'aise dans ses cadrages. Pour autant, cela ne gâche rien au propos du film et à la rencontre entre Pierre Rochefort et Louise Bourgoin. Pour une fois, cette dernière fait preuve d'un vrai talent pour la comédie en incarnant une mère de famille dépassée et elle-même surprise de ce qu'il lui arrive. Nicole Garcia, observatrice des comportements film l'ensemble sans jamais laisser la sensiblerie prendre le dessus. Humain et juste, son film s'en ressent fortement, même s'il manque peut-être une réalisation plus aboutie et une toile de fond plus soignée.

Publié le 05/02/2014 Auteur : Guillaume B.


Mots clés : cinéma