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cinéma

Nés en 68

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Ils sont jeunes et quand, en 68, une vague de manifestations submerge la France, Catherine, Yves, Hervé et une poignée d'autres se lèvent pour clamer leur désir d'une autre société. La fièvre des grèves passée, ils décident de partir fonder une communauté entre amour libre, partage des biens, décisions collectives et liberté absolue. À l'épreuve du temps et des désirs individuels, tous finissent par se séparer, laissant Catherine et ses enfants poursuivre le rêve. De 1968 à 2008 en passant par 1981 ou 2002, on suit le périple de cette vaste famille recomposée dans ses grandes aspirations et ses petites misères...

 

Le pari d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau était ambitieux, d'où la longueur d'un film qui, de générations en générations, questionne aussi bien la transmission des idéaux que l'évolution d'une société. Que reste-t-il d'un héritage disputé, regretté ou contesté ? Chacun à sa manière les personnages du film, Catherine en tête, trouveront une réponse différente. Long parce que chronologiquement ample, Nés en 68, de crises de confiance en prises de conscience invite aussi à observer les destins individuels à l'aune des engagements et des surprises (bonnes ou mauvaises) de la vie. De la révolution étudiante aux années sida en passant par les élections présidentielles qui ont rythmé ces quarante ans, le film tente de tirer un bilan. S'il est équilibré dans le traitement des époques et de leurs enjeux, ce droit d'inventaire cinématographique se montre parfois exagérément lent tout en hésitant à choisir entre un traitement factuel et une approche plus émotionnelle des moments qu'il relate. Un puzzle filmé un peu inégal qui interroge aussi les responsabilités individuelles en invitant chacun à assumer les choix de sa vie.

 

Publié le 20/05/2008 Auteur : Guillaume B.


Mots clés : cinéma