Il y a de la Fréhel et du Robert Charlebois mélangés dans la boite crânienne de cette cousine acadienne là. La jeune Lisa LeBlanc, pas même 24 ans, s'est abattue courant 2013 sur les ondes françaises avec plus de pugnacité qu'une tempête de neige sur le New-Brunswick, sa contrée d'origine. Dans son petit village de Rosaireville, on connaît le caractère bien trempé de la donzelle, sa voix rocailleuse qui flirte avec le folk, ses paroles gouailleuses et un rien provoc'. Elle ne passe pas inaperçue, Lisa, et elle se forge dès 2010, tranquillement, sa petite réputation sur le territoire canadien. En mars 2012, quand sort (enfin) son premier album, il est propulsé au premier rang des ventes iTunes dans le pays. Elle en a mis du temps, pour traverser l'Atlantique sur les grandes ondes et parvenir jusqu'à nous, mais c'est une vraie colonisation à laquelle on assiste. Repérée par France Inter qui fait entrer son album dans sa programmation musicale, elle gagne fin 2013 le prix France Inter/Télérama du premier album francophone. Et pour l'année 2014, son planning est déjà bouclé : dès les premiers jours d'Avril, elle prolonge sa tournée canadienne par des dates françaises, la deuxième de la liste étant bordelaise...avant de faire escale dans quelques festivals hexagonaux, comme Chorus ou le Printemps de Bourges. Mais pour éviter la flambée des prix et la surpopulation, la Rock School Barbey accueille la belle en toute intimité pour un rencarrrrd aux « r » bien roulés dès le 9 avril. Ostie de bonnes tunes en vue, tabernacle !