2f05d279b6e8cac015d1cd0423c315aed6955d97
F8a2bbf6187b4911d9a16bd4c8415829758c5d29
Fermer
cinéma

Les infidèles

456d743f8d772248649d2e1f65cfa6da6269f32c

« L'infidélité masculine et ses nombreuses variations vues par sept réalisateurs ». Autant dire qu'on peut y mettre un peu tout et n'importe quoi. Ca tombe bien, c'est un peu ce que les deux compères Jean Dujardin et Gilles Lellouche souhaitaient faire. Autour de six scènes ni vraiment emblématiques, ni particulièrement révélatrices, sept cinéastes s'essaient donc à brosser un portrait doux-amer de l'infidélité.

Forcément inégal du fait de la construction en épisodes, le film voulu, pensé et défendu par le duo Dujardin-Lellouche (« nous sommes bankables, autant que cela nous serve à défendre ce genre de projets » racontent-ils) entre comique cru et volontiers gaulois et approche plus pertinente, Les infidèles jouent donc sur un tableau un peu confus. En forçant, par exemple, le trait autour de deux machos crâneurs et finalement assez lâches, les compères (qui jouent dans chaque épisode des rôles différents) touchent à une vérité aussi bien sentie que celle que dessine le couple Alexandra Lamy/Jean Dujardin sous la caméra d'Emmanuelle Bercot. Malin, le tout compose un film dont les influences de chaque réalisateur se font finalement assez peu sentir, écrasées peut-être par la présence des deux comédiens. Tentés, honteux, solitaires, lâches et finalement très seuls, leurs personnages ne cherchent ni à expliquer, ni à excuser l'infidélité, n'y voyant qu'un sujet autour duquel s'amuser en faisant un peu réfléchir (à ce titre La question, épisode central du film en constitue peut-être le vrai cœur). Vu sous cet angle, le film réussit à n'être pas que la comédie potache vaguement provocatrice et bourrée de clichés, c'est tant mieux pour les spectateurs, pour les deux acteurs-auteurs et pour le cinéma français qui fera peut-être davantage confiance à des projets plus inhabituels.

Publié le 29/02/2012 Auteur : Guillaume B.


Mots clés : cinéma