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théâtre

Horizon bien rempli au Bateau-Feu

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Après une ouverture de saison autour des Flandroyantes, le Bateau-Feu entame un automne dense en propositions, autant en terme de calendrier que d'exigence et de variété.

En traversant les disciplines et les esthétiques, ce début de saison riche d'une belle diversité deune représentation d regards sur le monde déploie théâtre, danse ou musique pour un voyage culturel fécond. Comme ailleurs, la densité de propositions confine parfois à l'embouteillage autant que d'un appétissant panorama de spectacles plus vivants que jamais.

Avec Political Mother Unplugged, le chorégraphe Hofesh Shechter reprend une pièce puissante et hypnotique dans le sillage d'un groupe de danseurs embarqués dans une transe tantôt libératrice, tantôt aliénante (12/10). La Mouche voit le duo Valérie Lesort/Christian Hecq revisiter aussi bien Langelaan que Cronenberg dans un théâtre pétri de réalisme, drôle et effroyable tout à la fois (15-16/10). Il ne faut ensuite pas manquer le duo Cuir de la Cie Un loup pour l'homme, fabuleux jeu de portés, de retenues, d'effort commun à la fois intense et poétique (19-20/10). Les Bruxellois des Muffatti proposent un voyage musical vers le XVIIIème siècle via leurs instruments d'époque pour interpréter le Stabat Mater de Pergolèse (22/10). C'est ensuite la création de Johanny Bert, Làoùtesyeuxseposent, présentée en Avignon qui reprend vie au Fonds Régional d'Art Contemporain entre installation et performance (30 et 31/10), puis Marie Blondel et Julien Bonnet donne vie aux mots de Thomas Gornet pour raconter avec finesse et pudeur une mère et son fils (Tu seras un homme mon fils 8, 9, 10/11). Vincent Dedienne distille son humour aux frontières de l'absurde (13/11) puis le duo de Birds on a wire enchante les oreilles au fil de reprises bien senties (16/11). Il faut ensuite se perdre dans les pas de Bérangère Vantusso et de ses complices dans Bouger les lignes voyages dans les cartes, leurs histoires et leurs horizons (17, 18, 19/11) et découvrir dans le sillage de la Cie 111 l'histoire de Naïma et sa famille dans L'art de perdre (23 et 24/11, d'après Alice Zeniter) tandis que Pauline Bureau questionne la GPA dans Pour autrui (25-26/11). Dans 3 works for 12, Alban Richard convoque trois chorégraphies des années 70 pour une douzaine d'interprètes juxtaposant les œuvres et leurs singularités pour mieux les éclairer (30/11). Faillir être flingué d'après le roman de Céline Minard, convoque un far west entre fantasmes et souvenirs pour recréer collectivement une enthousiasmant reconquête de l'Ouest (2-3/12), autre part d'enfance celle de Cabane de Lionel Bègue dont la chorégraphie pour quatre danseurs invite à rejouer les facettes (6-7/12). Olivier Maurin choisit de rafraîchir un classique : du Dom Juan de Molière il garde le texte en y insufflant avec pertinence une vivacité nouvelle (9-10/12) et Céline Milliat Baumgartner se donne dans un cabaret intime et vibrant pour Marilyn, ma grand-mère et moi, éclairant avec beaucoup d'à propos des femmes, des histoires et des histoires de femmes d'aujourd'hui (14-15/12). Ce sont les virevoltants athlètes du Cirque Acrobatique de Tanger qui ferment avec Fiq ! (Réveille-toi !) et avec énergie ce premier trimestre d'une alléchante densité (16-17-18/12). Sortez des canapés, les artistes sont de retour !

Publié le 06/10/2021 Auteur : Guillaume B.

Le Bateau-Feu, place du Général de Gaulle à Dunkerque lebateaufeu.com

Political Mother Unplugged le 12 octobre à 20h

La Mouche le 15 à 20h et le 16 octobre à 19h