théâtre

Au Manège, fenêtres sur le monde

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Désireux comme toutes les autres salles de retrouver les échanges avec le public et les artistes, le Manège a construit - pour cette saison particulière – un programme dense, éclectique et en prise avec le monde.

Malheureusement privé de son rendez-vous de rentrée (Spectacles après virus), le Manège n'en a pas pour autant choisit d'éclaircir le calendrier des rendez-vous : Thierry Balasse et la Cie Inouïe, inventent avec Le voyage supersonique (8 et 9 octobre) un drôle de périple dans le sillage d'une drôle de machine sonore. Puis Etienne Saglio dans Le bruit des loups (14 et 15 octobre) mélange magie moderne et conte ancestral. Phia Ménard questionne pour sa part l'idéal européen dans Contes immoraux partie 1 : maison mère (28 octobre), performance percutante autour d'une maison symbolique avant de présenter Vortex (14 et 15 décembre) qui déploie un mur de ventilateurs pour donner forme au vent et à ce qu'il porte. Habitué de la maison, Pierrick Sorin revient en novembre avec The lace review installation holographique avec Anna Mouglalis pour faire revivre des icônes féminines. En décembre, avec Arzu Dogan, il se fait magicien maladroit dans Magic Santa Claus.

En novembre, Nora Granovsky et la Cie BVZK créent Janis, et dessinent, dans la confidence d'une comédienne persuadée d'être sa réincarnantion, un portrait en plusieurs couches de Janis Joplin. Pierre Maillet dresse un autre portait dans One night with Holly Woodlawn (5 novembre), celui d'un célèbre travesti, et au-delà de son époque, les années 70. Avec Portrait de Ludmilla en Nina Simone (19 novembre) David Lescot met en scène une autre figure, celle de la célèbre chanteuse portée par Ludmilla Dabo. Après Pourama Pourama, Gurshad Shaheman dans Les forteresses (27 et 28 novembre) raconte avec force trois femmes iraniennes aux destins différents. Changement de registre avec Le rossignol et l'empereur (du 1er au 3 décembre) par Yeung Faï, maître marionnettiste qui relit avec un décalage, le conte d'Andersen et sa Chine fantasmée. Sur le texte de Maryse Condé Desirada (4 décembre), Antoine Hebez offre à Nathaly Coualy le portrait de trois générations de femmes, tout comme Née un 17 octobre (8 décembre) mis en scène par Mounya Boudiaf qui plonge dans une histoire familiale et algérienne. La création d'Aurore Magnier, HAPAX (10 décembre), en faisant résonner la puissance de la connaissance, constitue une recherche autour de la désobéissance féminine entre réel et fiction. Et Leonor Barata, en adaptant Homère (Ulysse, 28 décembre), croise les versions du mythe d'Ulysse pour dessiner joyeusement le périple d'un héros et du processus créatif.

Les oreilles ne sont pas en reste puisque l'orchestre national de Lille (Casse-Noisette, le 17 décembre), le rock familial des Biskotos (Brut, le 11 décembre), Stephan Eicher (24 novembre), le DJ Set (sur) écoute de Mathieu Bauer et sa manière singulière d'inviter à écouter (10 novembre) ou le blues des îles de Delgrès (13 novembre) ponctuent ce premier trimestre. Les artistes sont nombreux et le programme dense : ne reste aux spectateurs qu'à revenir en nombre pour faire de cette saison, un nouveau jalon de la rencontre entre artistes, public et tous ceux qui contribuent à rendre ces moments possibles.

 

Publié le 07/10/2020 Auteur : Guillaume B.

 

Le Manège, rue de la Croix à Mabeuge

www.lemanege.com

Tél.03.27.65.65.40


Mots clés : Le manege Saison 20-21