lire

Tu n’auras pas peur

6adbc85a6f2d76bc9ea536f72e6ecbd41c7cfd2a
Michel Moatti a un truc avec Londres. Après y avoir situé ses deux premiers polars historiques (Retour à Whitechapel et Black-out baby), il récidive avec Tu n’auras pas peur, en plaçant cette fois l’action à l’ère des réseaux sociaux, de l’information instantanée et de la course au scoop.

 

2016, Londres. Lynn Dunsday, journaliste pour un pure-player, bumper.com, s’est fait des faits divers une spécialité. Souvent la première arrivée sur les lieux du crime, elle est connue pour mettre en ligne des infos avant tout le monde. Son autre particularité : un style journalistique bien à elle, plus proche du récit télégraphique, que de faits rapportés objectivement. Grâce à ces deux particularités, «  Miss Dunsday  » occupe une place à part dans le milieu journalistique londonien. Rompue aux nouveaux outils de communication, elle n’est pas moins très proche d’un vieux de la vieille : Trevor Sugden, plus habitué au papier qu’au clavier. Et lorsqu’un corps attaché à un fauteuil d’avion est remonté d’un lac, qu’une jeune femme est retrouvé défigurée dans un hôtel, les deux journalistes vont s’embarquer à la recherche d’un tueur aussi déterminé qu’organisé.

 

 

En se plaçant du côté des journalistes qui couvrent l’affaire, le roman prend des allures de thriller plus que de roman policier. Et en ajoutant à l’enquête une réflexion sur le journalisme (une réminiscence, peut-être des quinze ans de journalisme de l’auteur, qui a notamment été correspondant pour l’agence britannique Reuter’s), l’enquête passe parfois au second plan. C’est peut-être ce que pourront reprocher les amateurs de pure enquête policière. On notera néanmoins la note en fin de livre qui revient sur certaines références présentes dans le livre : vrai ou pas l’affaire Mary Bell ? le meurtre du petit James Bulger ? Présentes pour clore le roman, elles pourraient au contraire donner envie de creuser de nouveaux sujets…

 

Publié le 26/06/2017


Mots clés : roman policier